Economie: L'économie marocaine a pu résister à la crise mais la vigilance est toujours de mise

le 31/12/2009 19:45:34 298 lectures L'économie marocaine a pu résister à la crise économique et financière internationale, mais il faut rester vigilant et poursuivre le programme d'appui aux secteurs les plus vulnérables, a estimé le ministre de l'Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar.

"Comparés à d'autres pays, les indicateurs et résultats de 2009 démontrent que le Maroc a pu résister à la crise (...)", a précisé le ministre dans un entretien au quotidien "Le Matin du Sahara et du Maghreb", publié jeudi.


Il a également mis l'accent sur la nécessité de poursuivre "notre soutien aux secteurs qui auront encore à faire face aux difficultés, car la reprise mondiale s'avère lente et nous devons rester vigilants".

Le gouvernement marocain n'a "jamais occulté" les effets de la crise mondiale, appelant les opérateurs "à ne pas céder à la panique et à ne pas perdre confiance, a souligné M. Mezouar, ajoutant que "contrairement à d'autres pays, nous étions moins exposés aux ondes de choc de la crise financière qui a tout déclenché".

"Aujourd'hui, certains indicateurs liés aux secteurs exportateurs comme les recettes fiscales et la balance commerciale, viennent effectivement contrarier une tendance de la croissance et du développement de l'économie marocaine, mais cela ne nous a pas empêché de maintenir le cap en termes de soutien à la croissance qui reste un enjeu central", a expliqué le ministre.

Selon M. Mezouar, la balance courante, compar√©e √† ce qui se passe dans d'autres pays, se maintient √† des "niveaux ma√ģtrisables", ce qui permet de garder "les marges de manŇďuvre n√©cessaires √† la poursuite et au renforcement de notre politique d'investissement".

Pour ce qui est des principaux équilibres, le Maroc a réalisé en 2008 un excédent budgétaire et aura, en 2009, un déficit probablement autour de 2 pc, a précisé le ministre, soulignant que le gouvernement a tenu ses engagements de maintien d'un niveau de croissance supérieur à 5 pc, de l'accélération du rythme d'investissement public, de la mise en oeuvre des stratégies sectorielles, du développement des nouvelles stratégies pour accompagner la diversification économique du pays, de la préservation des équilibres et du renforcement de la compétitivité et l'attractivité de l'économie marocaine.

"Toutes les strat√©gies sectorielles sont aujourd'hui dot√©es de ressources qui permettent leur mise en Ňíuvre" et les nouvelles strat√©gies lanc√©es "vont configurer l'√©conomie du Maroc de demain", a-t-il pr√©cis√©.

MAPF